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Un Québécois sur les sentiers Martiniquais


Jean-François Cauchon est un ultra-marathonien québécois, une figure montante de la course en sentier au Québec.

Il a déjà performé sur plusieurs courses comme l’ultra trail du Mont Blanc ou encore la Diagonale des fous

Je l’ai rencontré lors de sa venue en Martinique pour la TRANSMARTINIQUE, un ultra-trail qu’il a déjà remporté 2 fois. Il a gentiment accepté de répondre à mes questions :

E - Tu es revenu défendre ton titre sur la Transmartinique, un ultra de 134km et 5000m de D+ sous les tropiques, et tu t’es de nouveau imposé avec brio. Bravo pour cet exploit. Peux-tu nous dire quelle a été ta préparation générale pour être au top le jour J ?


JF - Tout d’abord, merci et félicitations à toi aussi. Pour 2019, mon gros objectif de la saison était la Diagonale des Fous. J’ai donc aligné ma préparation sur cette course en incluant du volume spécifique sur des sentiers techniques près de chez moi et beaucoup de dénivelés. Puisque la Transmartinique tombait 7 semaines après la Diagonale, j’ai pu prendre le temps de bien récupérer et de faire un bon bloc d’entrainement avant de diminuer pour arriver frais et reposé en Martinique.


E - Cet ultra a été technique et difficile, as-tu eu des moments compliqués ? Et si oui, qu’est-ce qui t’a permis de les surmonter ? As-tu fait une préparation mentale pour t’y préparer ?


JF - Oui bien sûr j’ai eu des moments compliqués, comme tout le monde dans tous les ultras. J’ai dû me refroidir à chaque ravito pour éviter de surchauffer, et ce à partir de Roche Carrée et j’ai eu des moments plus difficiles au niveau de l’énergie notamment en montant le Vauclin. Lors de ces moments difficiles, la meilleure façon de les surmonter est d’y aller un pas à la fois et d’être dans le moment présent. Il faut se parler à soi-même dans l'optique que même si je marche au moins j’avance par en avant et chaque pas me rapproche de l’arrivée. Je ne fais pas de préparation mentale à ce niveau, mais mes expériences passées de courses et d’entrainement ont forgé cette force mentale.


E - Il y a eu de nombreux abandons et notamment pour cause de problèmes gastriques, quelle a été ta stratégie nutritionnelle avant et pendant la course ? Quelle est selon toi la place de la nutrition dans la performance ?


JF - Avant la course je mange équilibré en incluant beaucoup de glucides. Pendant la course, il s’agit de trouver la bonne stratégie nutritionnelle qui marche pour soi et d’appliquer cette recette gagnante à chaque course. Pour moi, je bois de façon régulière au 15 minutes ou à ma soif si le 15 minutes est trop long. Je mange mes glucides environ chaque heure et j’alterne entre gel, pâte de fruits et bar Clif. Au ravito, je mange léger, le plus souvent du salé, et lorsque mon équipe y est, une de mes gourdes est préparée avec un gel dilué. Ceci permet une meilleure absorption des glucides et c’est plus facile à prendre lorsque l’estomac se tanne de manger la même chose pendant 15h.


E - Que retiendras-tu de cette course ? Quels sont tes prochains objectifs ?


JF - De la Transmartinique 2019, je vais retenir les magnifiques paysages, la beauté du parcours, la technicité des sentiers, l’accueil chaleureux des Martiniquais, l’amabilité des bénévoles et surtout le voyage intérieur que j’ai pu accomplir en courant ces 126km sur 134 entièrement seul. Pour 2020, je vais faire une course fin mars en Georgie (USA) dans le but d’avoir un ticket pour participer directement à la Western State fin juin en Californie (USA). Je vais aussi retourner à l’UTMB. Et probablement finir la saison en beauté en Martinique.


Pour en Savoir plus sur la TRANSMARTINIQUE : https://www.facebook.com/groups/1627303317374740/


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